Professeure et journaliste de Faro, mère célibataire, elle a donné des cours du soir à des femmes analphabètes et a dirigé la Ligue républicaine des femmes portugaises, en défendant le vote des femmes sans restrictions.
Républiqueprofesseureécrivaine et journalisteprésidente de la Ligue républicaine des femmes portugaises (depuis 1911)partisane du vote des femmes sans restrictionsfondatrice de l’Œuvre maternelle
Maria Veleda est le pseudonyme de Maria Carolina Frederico Crispim, née à Faro en 1871.12 Elle a collaboré à des dizaines de journaux et de revues et a vécu dans la gêne, comme professeure et mère célibataire.2 À Lisbonne, elle a été professeure titulaire au Centre scolaire républicain Dr Afonso Costa, sur la Calçada de Arroios, où elle a créé des cours du soir gratuits pour apprendre aux femmes à lire et à écrire.21
En 1907, elle faisait partie du Groupe portugais d’études féministes, et elle est entrée dans la franc-maçonnerie sous le nom symbolique d’« Angústia » (Angoisse).1 Elle a fait partie de la Ligue républicaine des femmes portugaises — comme membre fondatrice, selon Toponímia de Lisboa ; selon Wikipédia, elle y a adhéré en 1909, sans entrer dans la commission d’organisation — et, à partir d’août 1910, elle a dirigé son organe, A Mulher e a Criança (La Femme et l’Enfant), auquel a succédé A Madrugada (L’Aube).123 Contrairement à Ana de Castro Osório et à Carolina Beatriz Ângelo, qui voulaient le vote pour les femmes ayant fait des études et qui travaillaient, elle soutenait qu’il ne fallait accepter le droit de vote que s’il était sans restrictions.4 En 1911, quand Ana de Castro Osório a quitté la Ligue, elle en a pris la présidence.12
Avec Ana de Castro Osório, Adelaide Cabete et Carolina Beatriz Ângelo, elle a fondé l’Œuvre maternelle (Obra Maternal), pour accueillir des enfants abandonnés, qu’elle a dirigée et où elle a enseigné.12 Elle a adhéré au Parti démocrate et a fondé l’Association féminine de propagande démocratique, dissoute en juillet 1916, avec la formation de l’Union sacrée.1 Elle a publié l’opuscule Emancipação Feminina (Émancipation féminine) et les conférences réunies dans A Conquista (La Conquête) ; ses mémoires ont paru en 1950 dans le journal República.1 Elle est morte à Lisbonne le 8 avril 1955.12
6Natividade Monteiro, Maria Veleda (1871-1955). Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (coleção Fio de Ariana), 2013 — consulté le 4 octobre 2026Cronologia e biografia — nasceu em Faro a 26 de fevereiro de 1871; «Emancipação Feminina» (Porto, 1902); em 1907 pertencia ao Grupo de Estudos Feministas; sócia fundadora da Liga em 1908, recusada para a primeira direção por António José de Almeida; dirigente da Liga a partir de 1911; demitiu-se de todos os cargos na Liga em 1915.